Vision onirique d’une prophétie auto-réalisatrice
Je mâche et rumine mes démons comme des clous rouillés,
je veux manger la carotte, briser le bâton, et jeter le boulet.
J’ai cherché, j’ai fouillé, j’ai tenté d’allumer la lumière
Mais je n’ai trouvé qu’un pétard mouillé et la poussière de ma chair souillée.
A chaque tentative d’envol, mon nez percute le sol et ma vue est brouillée.
Comme une ambulance folle à la sortie d’une école le destin dérape puis fonce pour m’écrabouiller.
Allez tiens buvons ces verres de nitroglycérine et allons jouer au rugby.
Me demande pas à qui profitent ces crimes, je vomis sur ce qu’ils publient.
La bourse est devenu la météo de la vie,
une boite à image est branché sur le nombril des petits,
on boit du pétrole et on créé des maladies.
C’est jamais trop précis la Poésie de la prophétie,
est-ce possible que la vérité oscille entre les grosses crises de doute, l’impossible et le proscrit ?
Ma rage s’épanouit dans la crasse de mon boom cœur et dans la moiteur de mon turbin,
je vomis sur les hommes, crache sur les femmes car j’aime les humains.
Seule la mort réveille les sentiments, donc faut pas te louper,
autour de ton corps tes proches se sont regroupés,
et comme toi ils restent bouche bée…
…la tête enregistre encore des informations après avoir été coupée.
Je me vois tout nu devant un grand feu bleu et mauve au milieu d’une forêt,
tatoué, doué, fou et loué, muni d’un collier de dents de poulets et d’un fouet.
J’observe la contrée, le croissant de lune devient bague,
je drague l’horizon qui ondule et me nargue.
Je divague, la divine terre fait des vagues, je devine d’où vient cette vaste blague.
Puis j’ouvre ma bouche, géante et béante,
avale une tempête de pierres, où se mêlent des pendules,
des cerbères, des fientes de fentes, et des dagues.
Aprés cette digestion assassine et burlesque,
sur les rives d’une riviére de sirop de grenadine venant de l’est.
mon corps se liquéfie et pénètre dans les racines gigantesque
d’un arbre monstrueux à la mine funeste contaminé par la peste.
Hier, je réaliserais mes rêves et demain j’ai pris le mauvais chemin.
Dans la 7ième dimension, je médite et m’installe dans l’axe,
évite les extrêmes en place qui périclitent et gâchent leur mérite, puis je me relaxe.
L’éternité c’est maintenant, ça fait un moment que je prend mon temps,
je suis prêt, on a le bon plan, le don franc,
le bon clan et le cran
pour prendre le vent et aller de l’avant.
Tu ne peux pas le croire ?
Donne une baleine aux piranhas et tu verras comment on ricanera,
on en a marre de devoir se nourrir d’espoir et de vie banale,
rester dans le noir à respirer des pots d’échappement pour atteindre le nirvana.
On a des colis piégé dans le bide,
l’enfance nous a laissé des rides,
et c’est quand tu chutes sans fin dans le vide
que tu es forcé de quitter la chrysalide.
Lashoz
Pour ta première dans la catégorie “suicidal” tu pars fort, ça promet.
BB d’AN :))