On écrit tous notre livre, en fait, on le vit. Mais pour en faire un beau livre et ne pas répéter les fautes de frappes et d’orthographe, il faut se relire, et donc il faut s’écrire, ou du moins y réfléchir.
L’écriture et la drogue sont mes seuls médicaments, des médicaments à double tranchant. La drogue, tout le monde sait que c’est pas bon pour la santé, donc il va falloir arrêter. L’écriture c’est dangereux car la lucidité introspective ça fait mal, très mal, et c’est définitif, presque autant qu’un coup de feu dans la tempe. Je me suis guéris grâce à elle, mais elle a aussi brisé des parties de moi à jamais, il est désormais impossible de recoller les morceaux, je ne peux plus me mentir, pourtant parfois j’aimerais bien.
Pour ne pas être déçu, j’ai fait de la déception mon idéal. L’espérance n’est plus qu’un outil chirurgical. Et je veux inonder le monde entier de ma gerbe, il faut que tout le monde se noie dedans et l’avale jusqu’à se bruler les poumons. Ca ne changera pas grand-chose, mais ça fait toujours plaisir…
Ouais j’ai la haine, et je t’emmerde, je t’emmerde, toi aussi je t’emmerde et toute ta putain de famille avec et tes potes de merde aussi, Je vous emmerde tous et j’aime ça.
Quand cessera-t-on de fermer les yeux en croyant les ouvrir? Quand le meilleur sera à venir ou quand le pire sera là?
Pour moi le pire est déjà là et c’est la meilleure chose qui pouvait arriver, et en ce qui concerne cette carotte qu’est l’avenir, je citerais simplement Ekoué: “l’avenir ne me dit rien, et c’est réciproque”. Il flippe, l’avenir je vais le foutre sur le trottoir, et il va tapiner bien fort pour moi jusqu’à épuisement, il va frotter son cul sur le bitume et me ramener des gros sous à chacune de mes respirations.
Il n’y a rien à comprendre, ce n’est pas pour vous que j’écris, vous n’êtes pas le centre du monde. JE SUIS le centre du monde. JE suis le centre de MON monde, et personne ne prendra mon trône, ni un salaud d’ami, ni une pute de femme, et encore moins ces sous-merdes que sont les enfants.
Il y a un alligator dans mes chiottes, une abeille dans mon thé, des échardes dans mes pieds et de la lave dans mon nez… j’adore vivre… et je compte bien en profiter.
Comme vous tous, humains de merde, je joue un rôle et à force de le jouer j’en suis prisonnier. Le syndrome de Lorenzaccio, quelle magnifique preuve de la complexité et de la faiblesse humaine… Dans la vie il y a les premiers rôles et les rôles de séries B. Mais il y a aussi le rôle qu’on veut se donner que l’on aimerait bien incarner, et celui qu’on nous impose… Après l’avoir combattu je l’ai trouvé, puis je l’ai choisi, et je suis heureux de m’y perdre et d’en souffrir pour le plus grand bonheur de moi, de je, et de ma propre personne.
“Tu veux une corde?” m’a demandé La Mort.
Le visage fendu par un sourire vicieux, j’ai répondu:
“Avec plaisir, j’attrapperais ton malheur au lasso, et j’en ferais mon bonheur vieille pute!”
Lashoz
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