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	<title>Lashoz Humaine</title>
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	<description>Délires de jeune con, réflexions de vieux con...</description>
	<pubDate>Wed, 05 Mar 2008 18:48:39 +0000</pubDate>
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		<title>Dernier train ou premier train ?</title>
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		<pubDate>Wed, 05 Mar 2008 18:48:39 +0000</pubDate>
		<dc:creator>lashoz</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Rapports du Ter-Ter]]></category>

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		<description><![CDATA[Bon voila il est l’heure, l’heure fatidique de toutes mes soirées à Paname… 00H00, Minuit l’heure du crime. L’heure à laquelle je décide d’assassiner la soirée ou de lui accorder un sursis, une deuxième vie…
La question fatidique cogne mon cerveau de banlieusard alcoolisé… Dernier train ou premier train ? Je suis comme cendrillon sauf que [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Bon voila il est l’heure, l’heure fatidique de toutes mes soirées à Paname… 00H00, Minuit l’heure du crime. L’heure à laquelle je décide d’assassiner la soirée ou de lui accorder un sursis, une deuxième vie…</p>
<p>La question fatidique cogne mon cerveau de banlieusard alcoolisé… Dernier train ou premier train ? Je suis comme cendrillon sauf que j’ai des Airmax trooop stylées pour pouvoir en oublier une sur un escalier. Et puis ça fait longtemps que j’ai refusé d’être le prince charmant&#8230;</p>
<p>Avec moi, c’est soit le dernier train soit le premier, et surement pas le Noctambus. Le taxi c’est pour les riches. Pour faire un taxi-basket il faut pouvoir courir vite, donc ne pas être bourré, mais surtout connaître des rues en sens interdit pour pouvoir être sur de ne pas se faire rattraper puis écraser par le taximan enragé après une nuit de bons et loyaux services.</p>
<p>Haaa le Noctambus et son ambiance chaleureuse, transpirante, gluante, qui rassemble les fêtards, les blédarts, les travailleurs de nuit et les jeunes couples de banlieue blasés qui répètent dans leur barbe: “l’année prochaine, c’est décidé je passe le permis”. Sans oublier les groupes de filles hystériques après une téquila et les racailles du fonds du bus qui fument un gros joint et crient “Putain mais nique ta mère mon frère!”. Ce qui est sympa avec le Noctambus c’est le rapprochement physique couplé à la conduite du conducteur qui se prend pour Schumarer et facilite le placement de mains au cul « pas fait exprès ». Entre les agressions, les fous rires débiles ou nerveux, les malaises, les bagarres pour rentrer dans ce putain de bus et les 2 heures d’attente dans le froid, personnellement, le Noctambus j’ai assez donné…</p>
<p>Ce soir il est donc minuit, je suis sur le dance-floor en train de frotter le cul d’une jolie antillaise qui a oublié de ce laver les cheveux. Elle a de la chance, sa peau est douce et propre, elle a des courbes alléchantes et j’adore l’odeur naturelle du cuir chevelu, surtout les cuirs chevelus tressés. Je viens juste de l’attraper par les hanches, et je sens que je vais transformer l’essai après ce Zouk sur du Stevie Wonder (si si c’est possible même à Paris !). Pourtant des signaux électriques me démangent le cortex : j’ai téléchargé le live de Bobby MacFerrin à Montréal et je veux ABSOLUMENT le voir avant de dormir. En plus la soirée n’est pas extraordinaire et pour finir, mon pote Le Parasite veut rentrer chez lui pour satisfaire une bouffonne aux gros seins qui lui paye des verres depuis le début de la soirée… il se trouve que j’ai oublié mes clés chez lui… Bref la charmante créole se fera une raison, je prends son numéro pour ne pas la vexer et je m’incruste dans le taxi du Parasite enfin dans le taxi de madame « j’ai des gros seins, une frange, la carte de crédit de papa et je veux m’encanailler ». A voir les regards complices que Le Parasite me jette en lui fourrant un doigt, elle va être servie… J’aime bien tenir la chandelle avec lui, car à chaque fois il insiste pour la tenir à son tour.</p>
<p>Après être monté chez lui pour prendre mes clés, je laisse les deux pornstars faire leur business, il me reste 10 minutes pour pécho mon dernier train, celui de 00h49, Gare du Nord. Je me fout un petit Lil Wayne dans les oreilles pour marcher plus vite et je me dis que c’est marrant d&#8217;être un éternel piéton écoutant le rap d’un mec qui s’est payé sa première Mercedes pour son 16ième anniversaire, faut dire son label se nomme &#8220;Cash money&#8221; ça aide&#8230; un petit extrait :</p>
<p>« You catch my girl legs open betta smash that<br />
dont be surprised if she asked where the cash at”</p>
<p>ou encore :</p>
<p>&#8221; They say &#8216;yes master! You&#8217;re the best master&#8217;. My girls need me. I&#8217;m like test answers&#8221;</p>
<p>&#8220;I make Papers like trees&#8221;</p>
<p>bon ok j&#8217;arrête.</p>
<p>Je m&#8217;imagine déjà rentrant chez moi, me déchaussant, cuisiner des tortellinis au sublime de tomate-poivrons, allumer l&#8217;ordinateur, dire bonjour à Maria, boire un thé au jasmin en y trempant des Dinosaurus, puis savourer le live de Bobby Mac ferrin dans mon lit avant de dormir&#8230; trop bien!!</p>
<p>Arrivé à Gare du nord, j’apprends que mon train est supprimé “pour cause d’avarie sur le système”. Voila, c’est bien fait pour ma gueule, j’ai refusé une antillaise et un plan à trois, je mérite bien une bonne galère et un banc bien froid.</p>
<p>Je décide d’aller à St Michel rejoindre un pote qui fait une soirée dans son apart. Entre Magenta et Réaumur je rencontre un groupe d’anglaises complètement bourrées sur la route, et je fais le chemin avec elles. Elles sont en &#8220;colonie de vacances&#8221;, elles ont en moyenne 19 ans et elles ont du rosé à foison. C’est dingue comment chez les filles bourrées qui sortent en meute, l’instinct d’allumeuse est exacerbé. Elles touchent, charment, chauffent, et oublient trop vite qu’elles puent l’alcool et sont moches comme tout poivrot qui se respecte. L’alcool accentue les traits vulgaires du visage et rend le regard vitreux et morne, sans parler du sourire profondément niais qu&#8217;il inflige. La cerise sur le gâteau c’est qu’une fois qu’on leur explique cette vérité universelle, elles deviennent encore plus allumeuses, comme un défi débile de séduction incontrôlable. J’adoore les filles, enfin presque.</p>
<p>Chez mon pote c’est « posage à la cool tu vois quoi euhhh carrément trankil quoi » Je ne sais pas où il a dégoté ce genre d’invités mais j’ai l’impression d’être dans un groupe de hippie habillé en tektonique, ils se sont manifestement trompé d’époque, mais bon ils sont cools, y a de la bouffe et à boire, et je n’ai rien d’autre à faire. Je finis dans une chambre tout seul à monter un tournoi PES en 16 matchs que je gagne évidement. Je reste jusqu’à 5 heures du mat, je me fais un bol de céréales avec un de ces potes insomniaques, et je me barre sans dire au revoir au résidus qui somnolent sur le sol du salon.</p>
<p>Il est 5H45, l&#8217;heure de passage du premier train, les épaves humaines du dimanche matin sont prêtes à rentrer à la maison, elles montent toutes dans les wagons comme des zombies aveugles privée de toute énergie corporelle. Et là, c’est le drame… comme la raclure de chiotte d&#8217;imbécile de connard de pâté glaireux que je suis&#8230;je m’endors dans le train comme une grosse merde visqueuse…</p>
<p>J’ouvre les yeux. ohhh putain&#8230;</p>
<p>Le train est à l’arrêt et je suis seul dans le wagon, un mauvais pressentiment me submerge tandis que ma bouche pâteuse essaye de racler les résidus de salive alcoolisée-tabagique qui se sont amassés minutieusement durant cette nuit.</p>
<p>Je regarde à gauche, à droite et ma peur prend de l’ampleur : il n’y a pas de quais. Je ne suis pas dans une gare.<br />
Je suis dans un dépôt de trains loin du terminus de ma ligne. J’ai dormi plus d’une demi-heure, il est 6h passé. Je vérifie que mes poches sont encore pleines, puis je me lève en insultant ma foutue fatigue. Vingt minutes de sieste en moins, je n&#8217;aurais pas raté ma station et je serais déja en train de dormir emitouflé dans ma couette&#8230;. la rage.</p>
<p>Et merde!! Les portes du train sont verrouillées, je ne peux même pas sortir ! Je traverse tout les wagons de ce train fantôme et je rencontre un autre corps endormi sur un siège. Je réveille le gaillard qui m’envoie chier en invoquant son taux d’alcoolémie et sa semaine exténuante. Légèrement vexé, je continue ma quête de porte déverrouillée. Alléluia ! J’en trouve une au bout du train et saute sur les rails.</p>
<p>Il fait au moins 0 degrés dehors et il y a une vingtaine de trains à l’arrêt et rien d’autre dans les alentours. En plus mon lecteur MP3 est déchargé. Je commence à perdre espoir. Je me dirige vers la tête des trains et je distingue un groupe suspect… des jeunes artistes urbains sont en train de produire une œuvre d’art sur un wagon, un magnifique graffiti plein de couleur et de style dégoulinant. Me voyant arriver, ils tentent une fuite.</p>
<p>« Ho les gars, tapez pas la fuite ! Chui pas un garde-chien !! Regardez j’ai même pas de chien ! »</p>
<p>Je me pose finalement avec le groupe et admire la fin du travail artistique. Ils me lâchent une clope et j’en profite pour prendre des informations :</p>
<p>-Au fait les gars, on est où là ?</p>
<p>- A environ 8 kilomètres du terminus, t’es dans la merde mon vieux, on est dimanche, et ya pas un train qui part d’ici avant 14 heures.<br />
- Vous vous foutez ma gueule ?<br />
- Non, en plus avec la rosée tu ne peux même pas partir d’ici, les rails sont électrifiés, si tu meurs pas, yen a pour une bonne heure de marche avec tous ces cailloux…<br />
- Hoooo Putainnnnn… je suis vraiment le roi des poissards…<br />
- Nous on se barre dans l’autre sens, si tu veux tu peux venir chez moi dormir sur mon canap&#8217; et repartir vers 14 heures…<br />
- Non c’est gentil mais je vais tenter ma chance autrement… euhh je peux te gratter une autre clope ?</p>
<p>Me voila donc chevauchant les rails les orteils douloureux et la truffe humide, en esquivant tout élément pouvant être parcouru d&#8217;électricité. Après avoir dépassé les trains je trouve un préfabriqué dont la lumière intérieure est allumée… c’est le préfabriqué du Maitre-chien! Ce salarié exemplaire se fume un gros pilon en geulant sur ses chiens qui ont senti ma présence et tente de sauter par la fenêtre pour goûter la tendresse de mes fesses. Au lieu de chasser les vilains graffeurs, il préfère se relaxer, et il a bien raison! Une fois certain que les rintintins ne peuvent pas passer par la fenêtre, je lui demande confirmation des informations préalablement obtenues&#8230; face à mon désarroi il ne peut pas refuser quand je lui demande : &#8221; euuh t&#8217;aurais pas une clope?&#8221; J&#8217;augmente mon stock de survie et redémarre ma chevauchée.</p>
<p>A ce moment là, je vois un train pourri arrivé au loin, c’est le Micheline (pour les connaisseurs). Je fais demi-tour et cours comme un fou jusqu’au dépôt. Comme prévu le train s’y arrête. Je cours voir le conducteur, mon sauveur. Il sort la tête de sa fenêtre et me dit :</p>
<p>« Toi je t’ai vu courir comme un fou, je suis sur que tu t’es endormis dans le premier train, je me trompe? Aller monte, dans dix minutes je repars, jte dépose à ta gare et jte ferais une visite de mon super cockpit. J&#8217;espère que t&#8217;as une clope à me dépanner au moins ? »</p>
<p>Il m’a laissé conduire son train comme un gamin, c&#8217;était génial, puis il m’a déposé jusqu’à ma station. Coïncidence extraordinaire, le conducteur est un fan de Lil Wayne, on a donc bouncé et échangé nos meilleures rimes du rappeur de la Nouvelle Orléans dans le cockpit avec mon « portable-ghetto-blaster ». Conduire un Micheline ça procure un sentiment unique&#8230; conduire un train de banlieue le matin à 7 heure du mat alors que le soleil se lève, c&#8217;est toute une ambiance particulière&#8230;</p>
<p>Il est huit heure je suis enfin chez moi…. Home sweet home, trop fatigué pour mater le live, ou se faire des tortellinis, je me couche alors que les oiseaux chantent…finalement ya toujours du bon dans une galère…</p>
<p><a href="http://lashoz.pasdeschiffons.com/wp-content/uploads/2008/02/photo001.jpg" title="photo001.jpg"></a></p>
<p style="text-align: center"><a href="http://lashoz.pasdeschiffons.com/wp-content/uploads/2008/02/photo001.jpg" title="photo001.jpg"><img src="http://lashoz.pasdeschiffons.com/wp-content/uploads/2008/02/photo001.jpg" alt="photo001.jpg" /></a></p>
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		<title>Janus mon cactus</title>
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		<pubDate>Mon, 25 Feb 2008 22:25:14 +0000</pubDate>
		<dc:creator>lashoz</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Party and bullshit]]></category>

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		<description><![CDATA[Mon petit cactus m’a demandé combien de dents peut porter une souris dans son sac à dos eastpack. Passionné par cette question existentielle, je lui ai répondu du tac au tac :
&#8220;Franchement je dirais environ 3,8 dents. Mais en réalité Janus (mon cactus s’appelle Janus), ça dépend si c’est une souris du 93 ou si [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Mon petit cactus m’a demandé combien de dents peut porter une souris dans son sac à dos eastpack. Passionné par cette question existentielle, je lui ai répondu du tac au tac :</p>
<p>&#8220;Franchement je dirais environ 3,8 dents. Mais en réalité Janus (mon cactus s’appelle Janus), ça dépend si c’est une souris du 93 ou si c’est un souris d’auvergne, là ça peut varier disons de 18 décimales dans le cas ou l’on ne compte pas les molaires. En Auvergne les souris font du body-bulding, et parfois elles prennent des astéroïdes et donc du coup elles sont super balèzes pour les jeux de vaisseau spatial genre Shoot’em Up, et Thunder force 4.  Mais ce qu’il faut retenir des souris qui rendent les enfants riches, c’est qu’elles en ont rien à foutre du fromage, ya des enfants qui pensent bien faire en rajoutant un morceau de Roquefort sous leur oreiller, c’est bête, et ça pue.&#8221;</p>
<p>Janus est très intelligent, c’est un cactus d’Amazonie, il a une tête trop marrante, il est très courtois et il sait charmer son interlocuteur, mais surtout, il trouve toujours très vite la faille de tout argumentaire. Dans ce cas précis il lui a fallu une seule réplique pour couler ma connaissance académique du phénomène des Souris qui donnent de l’argent contre des dents, il m&#8217;a dit:</p>
<p>&#8220;Euhh franchement Lashoz tu dis de la merde là, tu joues le savant mais comme Clark Kent tu n’es qu’un imposteur. Tout le monde sait très bien que les souris qui prennent les dents ça existe pas… C’est les parents qui le font, d’ailleurs je trouve ça carrément morbide cette coutume bizarre, c’est vraiment glauque. Et puis faut vraiment être un gros con de mioche pour croire que les souris sont capable de payer pour avoir des dents… à quoi ça va leur servir d’avoir des dents, non mais franchement, je suis sur qu’elles préfèrent garder l’argent pour faire des tours de manège dans les tuyauteries de la ville, ou encore aller au cinéma à la limite&#8230;&#8221;</p>
<p>Choqué, outré, halluciné, je lui réponds :</p>
<p>-T’es malade de dire ça Janus, blasphème pas, elles peuvent nous tomber dessus ! Elles sont en connexion mafieuses avec les rats des égouts, alors fais pas le malin… Tu sais très bien que les rats de Paname sont increvables et plus nombreux que les parisiens.  T’es con Janus !  Et le père noël ? C’est une invention de Coca Cola peut être ?</p>
<p>- Ca je sais pas, mais entre nous,  ça m’étonnerait pas ! De toutes façons, nous les cactus on a pas de dents alors arrête de me péter les couilles avec tes histoires fantastiques.</p>
<p>- Désolé de répondre à ta question, mais dis donc t’es couillu pour un cactus…</p>
<p>Comme disait un grand shaman indien : « Une sphère métabolique rouge dotée d’une excroissance verte dont l’indice de solidité est bas ne peut être qu’une tomate ».</p>
<p>Une fois qu’on a compris ça on peut débattre avec son cactus sans aucun problème.</p>
<p><a href="http://lashoz.pasdeschiffons.com/wp-content/uploads/2008/02/cactus.jpg" title="cactus.jpg"></p>
<p style="text-align: center"><img src="http://lashoz.pasdeschiffons.com/wp-content/uploads/2008/02/cactus.jpg" alt="cactus.jpg" /></p>
<p></a></p>
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		<title>La giclée</title>
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		<pubDate>Mon, 25 Feb 2008 22:24:24 +0000</pubDate>
		<dc:creator>lashoz</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Suicidal]]></category>

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		<description><![CDATA[On écrit tous notre livre, en fait, on le vit. Mais pour en faire un beau livre et ne pas répéter les fautes de frappes et d’orthographe, il faut se relire, et donc il faut s’écrire, ou du moins y réfléchir.
L&#8217;écriture et la drogue sont mes seuls médicaments, des médicaments à double tranchant. La drogue, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p class="post-content">On écrit tous notre livre, en fait, on le vit. Mais pour en faire un beau livre et ne pas répéter les fautes de frappes et d’orthographe, il faut se relire, et donc il faut s’écrire, ou du moins y réfléchir.</p>
<p>L&#8217;écriture et la drogue sont mes seuls médicaments, des médicaments à double tranchant. La drogue, tout le monde sait que c’est pas bon pour la santé, donc il va falloir arrêter. L&#8217;écriture c&#8217;est dangereux car la lucidité introspective ça fait mal, très mal, et c&#8217;est définitif, presque autant qu&#8217;un coup de feu dans la tempe. Je me suis guéris grâce à elle, mais elle a aussi brisé des parties de moi à jamais, il est désormais impossible de recoller les morceaux, je ne peux plus me mentir, pourtant parfois j&#8217;aimerais bien.</p>
<p>Pour ne pas être déçu, j’ai fait de la déception mon idéal. L&#8217;espérance n&#8217;est plus qu&#8217;un outil chirurgical. Et je veux inonder le monde entier de ma gerbe, il faut que tout le monde se noie dedans et l&#8217;avale jusqu&#8217;à se bruler les poumons. Ca ne changera pas grand-chose, mais ça fait toujours plaisir…</p>
<p>Ouais j&#8217;ai la haine, et je t&#8217;emmerde, je t&#8217;emmerde, toi aussi je t&#8217;emmerde et toute ta putain de famille avec et tes potes de merde aussi, Je vous emmerde tous et j&#8217;aime ça.</p>
<p>Quand cessera-t-on de fermer les yeux en croyant les ouvrir? Quand le meilleur sera à venir ou quand le pire sera là?</p>
<p>Pour moi le pire est déjà là et c&#8217;est la meilleure chose qui pouvait arriver, et en ce qui concerne cette carotte qu&#8217;est l&#8217;avenir, je citerais simplement Ekoué: &#8220;l&#8217;avenir ne me dit rien, et c&#8217;est réciproque&#8221;. Il flippe, l&#8217;avenir je vais le foutre sur le trottoir, et il va tapiner bien fort pour moi jusqu&#8217;à épuisement, il va frotter son cul sur le bitume et me ramener des gros sous à chacune de mes respirations.</p>
<p>Il n&#8217;y a rien à comprendre, ce n&#8217;est pas pour vous que j’écris, vous n&#8217;êtes pas le centre du monde. JE SUIS le centre du monde. JE suis le centre de MON monde, et personne ne prendra mon trône, ni un salaud d&#8217;ami, ni une pute de femme, et encore moins ces sous-merdes que sont les enfants.</p>
<p>Il y a un alligator dans mes chiottes, une abeille dans mon thé, des échardes dans mes pieds et de la lave dans mon nez&#8230; j&#8217;adore vivre&#8230; et je compte bien en profiter.</p>
<p>Comme vous tous, humains de merde, je joue un rôle et à force de le jouer j’en suis prisonnier. Le syndrome de Lorenzaccio, quelle magnifique preuve de la complexité et de la faiblesse humaine… Dans la vie il y a les premiers rôles et les rôles de séries B. Mais il y a aussi le rôle qu&#8217;on veut se donner que l&#8217;on aimerait bien incarner, et celui qu&#8217;on nous impose… Après l’avoir combattu je l’ai trouvé, puis je l&#8217;ai choisi, et je suis heureux de m’y perdre et d&#8217;en souffrir pour le plus grand bonheur de moi, de je, et de ma propre personne.</p>
<p>&#8220;Tu veux une corde?&#8221; m&#8217;a demandé La Mort.<br />
Le visage fendu par un sourire vicieux, j&#8217;ai répondu:<br />
&#8220;Avec plaisir, j&#8217;attrapperais ton malheur au lasso, et j&#8217;en ferais mon bonheur vieille pute!&#8221;</p>
<p>Lashoz</p>
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		<item>
		<title>Rêve conscient part 1</title>
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		<pubDate>Fri, 11 Jan 2008 15:47:04 +0000</pubDate>
		<dc:creator>lashoz</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Onirie et défonce]]></category>

		<category><![CDATA[imaginaire]]></category>

		<category><![CDATA[rêves]]></category>

		<category><![CDATA[transe]]></category>

		<category><![CDATA[trip]]></category>

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		<description><![CDATA[Voici pour vous chers lecteurs un rêve conscient que j&#8217;ai fait sur le morceau &#8220;Altérité&#8221; de La cinquième colonne produit par Defré Baccara.
Préalables et conditions du rêve conscient:
- Prendre de la drogue.
- Dans le cas où l’on tient à sa santé, tenter l’expérience une fois atteint cet état de fatigue connu de tous, cet état [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Voici pour vous chers lecteurs un rêve conscient que j&#8217;ai fait sur le morceau &#8220;Altérité&#8221; de La cinquième colonne produit par Defré Baccara.</p>
<p>Préalables et conditions du rêve conscient:</p>
<p>- Prendre de la drogue.</p>
<p>- Dans le cas où l’on tient à sa santé, tenter l’expérience une fois atteint cet état de fatigue connu de tous, cet état de fatigue qui désinhibe l&#8217;inconscient.</p>
<p>- Mettre de la musique instrumentale, fermer les yeux et se concentrer sur les images crées par l’inconscient et l’influence de l&#8217;écoute (l&#8217;ambiance du morceau, les variations d‘instruments).</p>
<p>- Refuser tout rejet, tout retour à la réalité et se forcer à voir ces images qui jaillissent du cerveau sans aucune direction et limite.</p>
<p>- Laisser l&#8217;imagination se défouler, on doit rester à la place du spectateur&#8230; il faut faire sauter les verrous de sa conscience moralisatrice qui ne peut s&#8217;empêcher de toujours vouloir tout maîtriser&#8230;.</p>
<p>Le rêve conscient qui va suivre a été fait sur une musique très calme avec une multitude d&#8217;effets et de mélodies parfaitement placés, cette musique transpire l’émotion et dégage immédiatement une ambiance.<br />
Voila ce que j&#8217;ai vu :</p>
<p>Je suis dans un couloir sombre, il fait froid. J&#8217;avance et je me rend compte progressivement que je suis en fait dans une caverne polaire, toutes les parois sont en glace, la lumière faible qui règne dans cette grotte est d&#8217;un magnifique pur bleu pur. Je continue mon avancée en appréciant la brise fraîche qui me caresse les joues, le couloir est étroit et je crois discerner des choses figées dans les parois de glace à ma gauche et à ma droite. Je regarde avec plus d&#8217;attention et je distingue dans la paroi de gauche une sublime femme belle et douce figée dans la glace, elle porte une robe féerique<sup>1</sup>, elle est en position de danseuse classique et s&#8217;apprête à tourner sur elle même bien qu&#8217;elle soit figée. Je regarde sur le mur de droite et j&#8217;aperçois un vieux clochard saxophoniste (bien sur à ce moment un saxo fait son entrée dans la musique), il est sale mais digne, complètement concentré sur ses notes, mais il n&#8217;est pas figé dans la glace! Il se dégage de lui une espèce d&#8217;aura verte émeraude qui fait fondre la glace autour de lui. Cette énergie verte transforme la lumière de la grotte en un bleu-vert encore plus beau et apaisant que le bleu originel. J&#8217;essaye d&#8217;examiner avec précision ce clochard jazzy plein de style mais je n’y arrive pas&#8230; C&#8217;est comme si dés que je voulais examiner un détail, il devenait flou. Je regarde à nouveau à droite et je constate que la fille gelée ne l’est plus, elle tourne et danse au rythme de la musique avec grâce magique, sa robe gonfle en tournant et des petite étincelles dorées et argentées crépitent autour d’elle.</p>
<p>Un spectacle magnifique se déroule devant moi, je sens mon sourire m&#8217;envahir, et mon corps vibrer.</p>
<p>Puis je continue à avancer et j&#8217;observe toujours les murs glacés à la recherche de nouveaux spectacles. C&#8217;est comme ça que j&#8217;aperçois une série d&#8217;objet figés dans la glace : un frigo des années 70 (!) puis dans l&#8217;autre mur un ensemble home cinéma grand écran, puis un parapluie ouvert à l‘envers, et une sorte de tournevis bizarre. Ce n’est pas un tournevis, c&#8217;est un outil qui n&#8217;existe pas mais je sais a quoi il sert sans savoir comment il marche, il sert à retirer les chevilles des murs qui sont incrustée trop profondément, c&#8217;est tout ce que je sais. Puis finalement je vois aussi un ancien modèle de basket d&#8217;Adidas, le classique des Run DMC&#8230;</p>
<p>Après ces découvertes, il n&#8217;y a plus rien à voir à travers les murs, la lumière s&#8217;assombrit d&#8217;un coup, il fait de plus en plus froid . Je sens qu&#8217;il faut vite que je me barre d&#8217;ici, je sens qu&#8217;un énorme danger me guette, je commence à flipper. Devant moi le couloir est tout noir et derrière moi c&#8217;est encore bleu, je transpire et j&#8217;ai envie de pleurer, je flippe ma race sans savoir exactement quel est le type de danger qui me guette, il faut que je me bouge mais je reste immobile. Puis soudainement je sens de l&#8217;humidité, un vent humide et froid tape mon dos et fouette mes vêtements, j&#8217;entends des bruits d&#8217;eau très lointains derrière moi, il se rapproche très vite et je réalise qu&#8217;un énorme torrent va débouler et envahir tout le couloir en écrasant tout sur son passage et surtout moi. J&#8217;imagine déjà comment ça va me briser les os contre les parois, je commence à courir (la batterie rentre dans la musique).</p>
<p>Je cours comme un fou, mais le problème c&#8217;est que je cours au ralenti, je fais des geste super ample et j&#8217;avance très peu, je me démène de plus en plus, je cours, je cours ,je cours d&#8217;une façon désespéré mais j’avance tout doucement! C&#8217;est horrible je cours pour ma survie, je sais pas où mène ce couloir mais je sais que c&#8217;est ma dernière chance et que si je ralentis je suis mort. Le torrent se rapproche et je l&#8217;entend claquer sur les murs derrière moi avec furie et puissance.</p>
<p>Le torrent est maintenant juste derrière moi, j&#8217;accélère dans un dernier effort, et je ressens des petites gouttes qui pénètrent mes habits dans mon dos, le torrent est à 5 centimètre de moi, j&#8217;accélère encore, je me démène tellement que j&#8217;en bave et transpire comme une fontaine. Je flippe, l&#8217;instinct de survie fait battre mon coeur comme un tambour tendu, je commence à voir la sortie, j&#8217;en pleure de joie et trouve des forces au fond de mon corps, et je plonge dans la sortie qui n’est qu’un simple trou dans le mur d&#8217;une falaise…</p>
<p>c&#8217;est le vide!</p>
<p>Mais bizarrement je ne tombe pas et je vole naturellement, je parcours les airs à une vitesse prodigieuse, et comme si j&#8217;étais sur un wagon de parc d&#8217;attraction je vole en vrillant, en enchaînant les loopings. Je passe de la terreur au bohneur. (changement de mélodie et apothéose de fin).</p>
<p>Je me retourne pour vérifier que je suis en sécurité mais le torrent me suit toujours malgré le vide, c’est maintenant un énorme jet horizontal d’au moins trois étages de diamètre sortant du trou de la falaise déjà lointain. J&#8217;accélère la vitesse à la manière d&#8217;un super guerrier Dragon Ball Z et je vois défiler sous moi des forets magnifiques, des paysages inconnus. Je suis déchaîné, je concentre dans ma main de l&#8217;énergie de la couleur du feu, je fais volte face, et je projette ma boule de feu sur le torrent volant qui ne cesse de me poursuivre et tente de me pulvériser. A ce moment là, mon point de vue n&#8217;est plus celui de mon corps et de mes yeux, je vois l&#8217;action comme quelqu’un d&#8217;extérieur et je peux voir la progression de mon jet d&#8217;énergie qui part de la gauche vers le milieu de mon champ de vision, et la progression de l&#8217;eau qui part de la droite vers le milieu. Elles vont se rencontrer en un choc frontal violent.</p>
<p>Au moment de l&#8217;impact, un nuage énorme de vapeur se dégage de la rencontre des deux éléments, les arbres de la forêt qui se trouvent en dessous se balancent dans tous les sens comme si une tempête les écrasait. La vapeur se propage et dans le ciel bleu et ensoleillé, il en sort soudainement des femmes tournoyant sur elles-mêmes entourées de rayons laser rouges en forme de tire-bouchon. Elles montent au ciel, puis des sirènes aux écailles vertes luisantes jaillissent, elles sont nombreuses et symétriques, elles nagent dans le ciel, je lève la tête émerveillé et sur les nuages qui ont des reflets d&#8217;arc en ciel il y a plein de gens sympathiques, le sourire aux lèvres qui me font des grands signes de bras. Je suis complètement heureux, comblé et admiratif devant ce nouveau spectacle.</p>
<p>Rapidement, une gigantesque montagne se dresse devant moi , j&#8217;ai l&#8217;impression de lever la tête pendant une demi heure pour distinguer son sommet tellement la montagne à l’air infinie. Sur le sommet je vois un nuage pouvant contenir une ville entière, dessus il n&#8217;y a qu&#8217;un DJ géant (immensément gigantesque) qui siège sur ce nuage au sommet de la montagne avec des platines de la taille d&#8217;un terrain de foot et je prend conscience que c’est lui qui envoie les sons et les sensations. Sa casquette cache le soleil et laisse passer juste quelques rayons éblouissants, à chacun de ses scratchs des êtres vivants jaillissent et fusent dans le ciel toujours entouré de rayons de lumière multicolores.</p>
<p>FIN</p>
<p>Attention!! Qu’on ne me prenne pas pour un mystique ou un fou en transe!! J‘aime juste expérimenter les incroyables capacité du psychisme. Inutile d’essayer d’interpréter un tel rêve, l’inconscient (même semi conscient) est la boite noire de l’homme et cette boite est différente pour chaque personne, un symbole, un fait ou un traumatisme diffère chez deux hommes a priori identiques.</p>
<p>J&#8217;ai volontairement raconté ici un rêve conscient plutôt normal, sans trop de trucs &#8220;bizarres&#8221;. J&#8217;ai pas envie de vous choquer&#8230; aprés vous aller vous faire des films sur ma santé mentale&#8230;</p>
<p>Pendant tout ce trip, j&#8217;étais debout et j&#8217;avais l&#8217;impression d&#8217;avoir les yeux ouverts, je bougeais un peu sur le rythme de la musique, et mon frère était sur son lit derrière moi en train de faire je ne sais quoi sur l&#8217;ordinateur&#8230;.</p>
<p>Des rêves conscients comme ça j&#8217;en ai fait pleins, sur des musiques différentes et des ambiances différentes, certaines fois j&#8217;ai des visions de guerres de truc super tristes, parfois des images bizarres incohérentes, celui-ci est un des plus longs et des plus forts émotionnellement mais surtout un des plus cohérents&#8230;</p>
<ol class="footnotes"><li id="footnote_0_6" class="footnote">genre la Belle au bois dormant quoi</li></ol>]]></content:encoded>
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		<title>Feux de dentifrice</title>
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		<pubDate>Fri, 04 Jan 2008 16:02:28 +0000</pubDate>
		<dc:creator>lashoz</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Wesh wesh yo]]></category>

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		<description><![CDATA[Putain c’est dingue combien il est pénible de discuter avec quelqu&#8217;un qui pue de la gueule.
Moi souvent ça m’arrive de puer de la gueule, et  dés que je le remarque, soit je gratte un chewing gum discrètement, soit je fais la technique du  DVI, Dialogue à Ventilation Inversée. C’est une technique qui m’a [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Putain c’est dingue combien il est pénible de discuter avec quelqu&#8217;un qui pue de la gueule.</p>
<p>Moi souvent ça m’arrive de puer de la gueule, et  dés que je le remarque, soit je gratte un chewing gum discrètement, soit je fais la technique du  DVI, Dialogue à Ventilation Inversée. C’est une technique qui m’a sauvé la face plusieurs fois, elle consiste à parler tout en inspirant un maximum sans avoir une voix d’agonisant<sup>1</sup>, puis en expirant  son haleine de chacal sur le coté le moins peuplé.</p>
<p>Personnellement,  quand je parle à un mec qui fouette de la bouche, je lui dis direct, soit poliment quand je le connais pas trop bien, du genre :</p>
<p>-Excusez-moi très cher, désolé de vous interrompre dans votre monologue époustouflant, mais il se trouve qu’une odeur fétide et vicieuse se libère et se propage à chaque fois que vous ouvrez votre bouche.  Pouvez –vous tourner la tête de l’autre coté quand vous me parlez ?  Si si j’insiste! Merci, c’est bien aimable à vous, je vous en suis infiniment reconnaissant.</p>
<p>Si c’est quelqu&#8217;un que je connais bien alors je lui dis normal :</p>
<p>-Whhoooh putain ça pique le nez ! T’as bu de la chiasse aujourd’hui ou quoi ? Vazy va te laver les dents. Ya de l’eau de javel si tu veux dans le placard.</p>
<p>Quand j’étais petit, un soir ou je dormais chez un ami, sa mère est venue nous border et elle m’a dit dans le creux de l’oreille :</p>
<p>- J’espère que tu t’es bien  la vé les dents avant de te coucher, si tu ne l’as pas fait tant pis pour toi, la nuit quand tu dormiras les cafards viendront dans ta bouche tout doucement pour sucer le sucre qu’il y a dans tes dents.</p>
<p>Ca m’a traumatisé. Je peux vous assurer que je suis un brosseur de dents comme on en fait plus, j’ai le coup d’avant bras le plus précis  de l’hémisphère nord ,  le poignet encore plus flexible  qu’un roseau et une collection de brosses à dents enregistrée au guiness-book  1994.</p>
<p>Il se trouve que cette fameuse maman avait des dents dégueulasses, on aurait dit que des cafards lui avaient rongé…</p>
<p>Voila c’est tout ce que je voulais dire.</p>
<p>Bonne année à vous et à vos proches.</p>
<p><a href="http://lashoz.pasdeschiffons.com/wp-content/uploads/2008/02/colgate-yo.jpg" title="colgate-yo.jpg"></p>
<p style="text-align: center"><img src="http://lashoz.pasdeschiffons.com/wp-content/uploads/2008/02/colgate-yo.jpg" alt="colgate-yo.jpg" /></p>
<p></a></p>
<ol class="footnotes"><li id="footnote_0_10" class="footnote">essayez vous verrez, ça prend du temps pour devenir un maître shaolin</li></ol>]]></content:encoded>
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		<title>Pages blanches pour idées noires</title>
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		<pubDate>Sun, 23 Dec 2007 21:50:08 +0000</pubDate>
		<dc:creator>lashoz</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Suicidal]]></category>

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		<description><![CDATA[Vision onirique d&#8217;une prophétie auto-réalisatrice
Je mâche et rumine mes démons comme des clous rouillés,
je veux manger la carotte, briser le bâton, et jeter le boulet.
J&#8217;ai cherché, j&#8217;ai fouillé, j’ai tenté d&#8217;allumer la lumière
Mais je n&#8217;ai trouvé qu&#8217;un pétard mouillé et la poussière de ma chair souillée.
A chaque tentative d&#8217;envol, mon nez percute le sol et [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Vision onirique d&#8217;une prophétie auto-réalisatrice</p>
<p>Je mâche et rumine mes démons comme des clous rouillés,<br />
je veux manger la carotte, briser le bâton, et jeter le boulet.<br />
J&#8217;ai cherché, j&#8217;ai fouillé, j’ai tenté d&#8217;allumer la lumière<br />
Mais je n&#8217;ai trouvé qu&#8217;un pétard mouillé et la poussière de ma chair souillée.<br />
A chaque tentative d&#8217;envol, mon nez percute le sol et ma vue est brouillée.<br />
Comme une ambulance folle à la sortie d&#8217;une école le destin dérape puis fonce pour m’écrabouiller.</p>
<p>Allez tiens buvons ces verres de nitroglycérine et allons jouer au rugby.<br />
Me demande pas à qui profitent ces crimes, je vomis sur ce qu&#8217;ils publient.<br />
La bourse est devenu la météo de la vie,<br />
une boite à image est branché sur le nombril des petits,<br />
on boit du pétrole et on créé des maladies.<br />
C&#8217;est jamais trop précis la Poésie de la prophétie,<br />
est-ce possible que la vérité oscille entre les grosses crises de doute, l&#8217;impossible et le proscrit ?</p>
<p>Ma rage s&#8217;épanouit dans la crasse de mon boom cœur et dans la moiteur de mon turbin,<br />
je vomis sur les hommes, crache sur les femmes car j’aime les humains.<br />
Seule la mort réveille les sentiments, donc faut pas te louper,<br />
autour de ton corps tes proches se sont regroupés,<br />
et comme toi ils restent bouche bée&#8230;<br />
&#8230;la tête enregistre encore des informations après avoir été coupée.</p>
<p>Je me vois tout nu devant un grand feu bleu et mauve au milieu d&#8217;une forêt,<br />
tatoué, doué, fou et loué, muni d&#8217;un collier de dents de poulets et d&#8217;un fouet.<br />
J&#8217;observe la contrée, le croissant de lune devient bague,<br />
je drague l&#8217;horizon qui ondule et me nargue.<br />
Je divague, la divine terre fait des vagues, je devine d&#8217;où vient cette vaste blague.<br />
Puis j&#8217;ouvre ma bouche, géante et béante,<br />
avale une tempête de pierres, où se mêlent des pendules,<br />
des cerbères, des fientes de fentes, et des dagues.<br />
Aprés cette digestion assassine et burlesque,<br />
sur les rives d&#8217;une riviére de sirop de grenadine venant de l&#8217;est.<br />
mon corps se liquéfie et pénètre dans les racines gigantesque<br />
d&#8217;un arbre monstrueux à la mine funeste contaminé par la peste.</p>
<p>Hier, je réaliserais mes rêves et demain j&#8217;ai pris le mauvais chemin.<br />
Dans la 7ième dimension, je médite et m&#8217;installe dans l&#8217;axe,<br />
évite les extrêmes en place qui périclitent et gâchent leur mérite, puis je me relaxe.<br />
L&#8217;éternité c&#8217;est maintenant, ça fait un moment que je prend mon temps,<br />
je suis prêt, on a le bon plan, le don franc,<br />
le bon clan et le cran<br />
pour prendre le vent et aller de l&#8217;avant.</p>
<p>Tu ne peux pas le croire ?<br />
Donne une baleine aux piranhas et tu verras comment on ricanera,<br />
on en a marre de devoir se nourrir d&#8217;espoir et de vie banale,<br />
rester dans le noir à respirer des pots d&#8217;échappement pour atteindre le nirvana.<br />
On a des colis piégé dans le bide,<br />
l’enfance nous a laissé des rides,<br />
et c’est quand tu chutes sans fin dans le vide<br />
que tu es forcé de quitter la chrysalide.</p>
<p>Lashoz</p>
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		<title>Sadisme inconscient</title>
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		<pubDate>Sun, 16 Dec 2007 16:28:11 +0000</pubDate>
		<dc:creator>lashoz</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Sexpériences]]></category>

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		<description><![CDATA[Depuis l’adolescence j’ai toujours eu des flash bizarres. Le genre de flash qui fait froid dans le dos quand on tente de les analyser.
 
Parfois en marchant dans la rue , je croise une vielle dame, un jeune, une jolie fille, ou un père de famille. Et au moment où j’aperçois l‘anonyme, je vois un ralenti [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img border="0" width="1" src="http://lashoz.pasdeschiffons.com/wp-admin/" height="1" />Depuis l’adolescence j’ai toujours eu des flash bizarres. Le genre de flash qui fait froid dans le dos quand on tente de les analyser.<br />
 <br />
Parfois en marchant dans la rue , je croise une vielle dame, un jeune, une jolie fille, ou un père de famille. Et au moment où j’aperçois l‘anonyme, je vois un ralenti d’une action d’un  réalisme terrifiant.</p>
<p>Je me vois faire un superbe coup de pied retourné avec élan qui s’écrase parfaitement sur la gueule du passant en lui fracturant la mâchoire ou le nez. Je sens même le craquement de ses os au moment de l’impact…</p>
<p>Ce n’est même pas des gens susceptibles de m’énerver par leur apparence ou quoi que ce soit. Ce sont des gens plutôt normaux , le parfait anonyme conforme à la masse, une personne parmi des millions. Pourtant je me vois lui mettre une raclée phénoménale d’une violence intense et inégalée, inexpliquée, aussi rapide que la lumière d’un éclair.</p>
<p>BAAM dans sa face, le corps s’écrase par terre, et parfois je le finis au sol à base de bon coup de pied dans la ratte.</p>
<p>Croyez le ou non, mais je ne suis pas quelqu’un de violent. Bien sur quand il faut taper je suis capable de le faire, et même plutôt bien, mais seulement en dernier recours.</p>
<p>Le pire c’est quand je croise des Devils… alors là c’est carrément gore, effusion de sang, supplices de torture, plantage d’aiguilles dans l’œil, découpage de couilles, explosion de boite crânienne sous les coup d’une planche cloutée. Là, par contre, dans ces différents cas, je peux comprendre le pourquoi du comment, je pense que c’est un défoulement de l’inconscient basé sur mon vécu et mon expérience des Devils<sup>1</sup>. Mais pour le reste? Comment expliquer que mon inconscient m’impose des images d’une virtualité troublante de réalisme. Des images d’actions que je suis totalement incapable de réaliser. Je suis un pacifiste, non violent et j’ai parfois des remords après avoir écrasé un moustique qui m’a rendu fou toute la nuit à siffler dans mes oreilles<sup>2</sup>.<br />
 <br />
Une seconde après la vision, je me dis toujours « truc de fou, t’es vraiment dingue Lashoz, faut penser à te soigner », et puis je me dis que ça doit être pareil chez les autres et que c’est sûrement dû à un malaise ou une frustration non avouée. J’ai vraiment tenté d’analyser cette tendance, et j’en arrive toujours au même point… chelooouuuu!</p>
<p>J’ai aussi des visions sexuelles qui sont du même genre dans leur réalisme et dans leur rapidité incontrôlable. Quand je vois une meuf, qu’elle me plaise ou pas (il faut juste qu’elle ai ce petit truc qui déclanche la vision), je ne peux pas m’empêcher d’imaginer sa bouche remplie de ma bite et du regard excitant qu’elle pourrait prendre dans cette situation. </p>
<p>J’imagine son anus, sa chatte, le mouvement de sa viande et le bruit issu du contact de ses fesses contre mes coup de reins de barbare. Parfois c’est des mamans, ou des meufs dont je n’aurais même pas envie en temps normal, parfois des femmes au faciès de pétasses et parfois des femmes dont le contexte de la rencontre  est complètement  anti-libido… et pourtant.</p>
<p>Mon cerveau est un muscle qui bande sans prévenir, ni réfléchir, selon une mécanique automatique bien huilée.</p>
<p>J’ai donc deux type de visions assez troublantes qui  sont soit violente soit sexuelles… soit les deux, genre partie de jambes en l’air bien dominante durant laquelle, on peut le dire sans exagérer, je lui fait découvrir la puissance orgasmique de la soumission.</p>
<p> Je crois que c&#8217;est clair, je doit être un petit peu sadique (légèrement hein&#8230;).</p>
<p>J’aimerais croire que je ne suis pas le seul.</p>
<p>L’unique explication de ces deux types de visions serait le coté « animal bestial » enfoui en chaque homme qui ressort en pulsions incontrôlables (en réalité je les contrôle parfaitement mais je ne peux pas m’empêcher de les avoir). Je pense ne pas être le seul, et je pense même que c’est quelque chose qu’on retrouve chez tout le monde à degré variant. Ce serait les vestiges des animaux que nous sommes, mais que nous refoulons par obligation face à la société et à l’ordre depuis qu’on est sorti de l’age de cro-magnon. Pourtant je ne retrouve aucune de ses visions dans mes rêves qui sont sensés être l’expression la plus direct de l’inconscient. Mystère mystère! Tout ce que je sais c’est que ça fait du bien car selon moi ce sont des soupapes qui libèrent une espèce de pression, ce sont des défouloirs psychiques qui font le salut de ma santé mentale.</p>
<p>J&#8217;aimerais bien savoir comment ça se passe dans votre cerveau. J’attends donc vos commentaires bande de psychopathes. </p>
<p>Lashoz</p>
<ol class="footnotes"><li id="footnote_0_9" class="footnote">aussi connu sous le nom des &#8220;gardiens de la guerre&#8221;</li><li id="footnote_1_9" class="footnote">j‘exagère un peu</li></ol>]]></content:encoded>
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		<title>Je regarde mon oeil</title>
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		<pubDate>Mon, 10 Dec 2007 10:45:36 +0000</pubDate>
		<dc:creator>lashoz</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Onirie et défonce]]></category>

		<category><![CDATA[optique]]></category>

		<category><![CDATA[trip]]></category>

		<category><![CDATA[vision]]></category>

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		<description><![CDATA[Quand je regarde fixement un ciel d’un bleu pur, je peux voir mes yeux.
Je perçois plein de petits amas de cellules qui bougent dans tous les sens comme des spermatozoïdes. Je vois aussi une corne de peau d’œil, la cornée ou je ne sais quoi, qui s’ajuste à la direction de mon regard pour aller [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Quand je regarde fixement un ciel d’un bleu pur, je peux voir mes yeux.</p>
<p>Je perçois plein de petits amas de cellules qui bougent dans tous les sens comme des spermatozoïdes. Je vois aussi une corne de peau d’œil, la cornée ou je ne sais quoi, qui s’ajuste à la direction de mon regard pour aller automatiquement au coin de mon œil. Comme c&#8217;est bizarre&#8230;<br />
<strong>Quoi de plus complexe que la vue, quoi de plus simple que de voir ?</strong></p>
]]></content:encoded>
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		<title>Ok OK , Hunh, Yeah Yaa, blog test, un, deux.</title>
		<link>http://lashoz.pasdeschiffons.com/ok-ok-yeah-yaa-blog-test-un-deux/</link>
		<comments>http://lashoz.pasdeschiffons.com/ok-ok-yeah-yaa-blog-test-un-deux/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 05 Dec 2007 19:28:17 +0000</pubDate>
		<dc:creator>lashoz</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Rapports du Ter-Ter]]></category>

		<category><![CDATA[banlieue]]></category>

		<category><![CDATA[Metro]]></category>

		<category><![CDATA[Rencontre]]></category>

		<category><![CDATA[RER]]></category>

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		<description><![CDATA[Wesh, moi c’est Lashoz, ce blog c’est du freestyle BOUYAKA 
Premier post : 
Un vieux texte qui s’ennuyait dans ma cave. Et oui, on ne donne pas du caviar à des cochons. Mais je vous rassure, c’est un bon cru  (stacé). 
Everything is real1.
J’ai rencontré Ibrahim à Aulnay sous-bois (Molotov-tov!) en 2003, pendant un de ces [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Wesh, moi c’est Lashoz, ce blog c’est du freestyle BOUYAKA </strong></p>
<p><strong>Premier post : </strong></p>
<p><strong>Un vieux texte qui s’ennuyait dans ma cave. Et oui, on ne donne pas du caviar à des cochons. Mais je vous rassure, c’est un bon cru  (stacé). </strong></p>
<p><strong>Everything is real<sup>1</sup>.</strong></p>
<p>J’ai rencontré Ibrahim à Aulnay sous-bois (Molotov-tov!) en 2003, pendant un de ces retards interminables du dernier RER B qui rassemble une population bien particulière. On y rencontre les ouvriers de nuits, des mères de famille mono-parentale qui rentrent de leur deuxième travail, exténuées et pressées de retrouver leur enfant chez leur jeune grand-mère. Il y aussi les gothiques du 93 revenant d‘un concert, les brigades de flics au faciès Justin Bridoux<sup>2</sup>,  les petits groupes de racailles qui font du bruit et peur aux gens même sans le vouloir, et  les mecs comme moi qui vont squatter chez leur amoureuse pour passer une nuit douce et mouvementée<sup>3</sup>.</p>
<p>Il se trouve que je parle souvent au gens sans forcément avoir un truc à dire, juste pour s’occuper ou par curiosité. De la même façon, les gens viennent souvent me parler à croire que j’ai une inscription sur mon front où l&#8217;on peut lire: « je suis un plan ambulant, je connais toutes les rues » ou bien « s’il vous plaît, confiez vous à moi, vous ne le regretterez pas » ou encore « besoin d‘une clope, briquet, feuille, seringue, nourriture, femmes ? ». Cet état des choses m’amène à rencontrer des gens pour une amitié d‘un moment, à me fourrer dans des situations embarrassantes, à vérifier la véracité de mes préjugés, et à passer des bons moments de communication gratuite, juste pour le plaisir avec les gens, les vrais, pas ceux de la télé, des journaux ou du net. Parfois je tombe sur de véritables ventouses visqueuses et ultra relou, mais c&#8217;est le risque à prendre quand on n’a la flemme de s&#8217;ennuyer.</p>
<p>On ne s’en rend pas compte, mais les gens aimeraient bien parler plus souvent aux inconnus. Parfois des gens qui au début ne veulent pas répondre, font mine d‘être timide ou vous toisent d&#8217;un regard hautain, puis partent ensuite dans des monologues à faire rougir de jalousie Fidel Castro. Dans les gares et dans la rue, on peut faire connaissance avec plein de gens différents.</p>
<p> Bref revenons à nos haoulis&#8230;</p>
<p>Je tentais de rouler discrètement à l’abri du vent, quand ce mec est venu me gratter une cigarette, m’obligeant à stopper mon walkman au beau milieu d&#8217;un couplet de Easy E sur « I’d rather fuck with you » ( ça devrait être puni par la loi). Ibrahim est un Sierra léonais débarqué en France il y a 3 ans, c’est un réfugié politique qui n‘a jamais fait de politique. C’est le genre de mec qui transpire la bonté, dont le visage garde des traces de souffrances passées, qui galère mais ne se plaint pas, économe en sourire mais tellement sympathique… On parle de moi, de lui, de la vie, et au fil de la discussion il me raconte pourquoi il est arrivé en France. J’apprends alors la situation de son pays que je ne connais que de nom Sierra Leone. Sachant seulement que c’est en Afrique je me doute bien que ce n’est pas la fête et qu’il y une chance sur trois qu’il y est une guerre chez lui. Bingo! C’est la guerre civile, le pays souffre de l’existence d’énormes exploitations diamantaires dont le peuple n’a jamais pu profiter pour son développement (par contre la Place Vendôme oui&#8230;). Il a vu des gens se faire couper les bras à la machette, il me dit qu’on ouvrait même le ventre des femmes enceintes et autres atrocités qu’on adore regarder à la télé. Les dirigeants sont des escrocs, la pire des races de traître, bref, l’Afrique et l’histoire qui va avec.</p>
<p>Je commence à avoir envie de gerber et je dirige donc la conversation vers le sujet de l’intégration en France. Il me répond que l’intégration c’est la manutention! Puis il me dit qu’il y a trop de racisme, qu’il n’ y a rien pour les immigrés même cultivés et diplômés sans attaches, et bien évidement je confirme en tant que fils d’immigré du 93 prisonnier de sa victimisation. Il ajoute aussi que certains immigrés profitent trop, et salissent la France ce qui ne joue pas en la faveur des autres. Avant de venir en France il a beaucoup voyagé et donc il a des points de comparaison valables concernant l‘intégration : Asie, Moyen orient, Angleterre et Afrique, il parle anglais, créole, français, il se débrouille bien en arabe,  et n peu moins en taïwanais. Il n’a pas l’intention de rester en France, il préfère son pays, il veut y retourner mais sans avoir à risquer sa vie.</p>
<p>Je lui demande :<br />
- Pourquoi tu ne demandes pas la nationalité française ? T’es intégré, tu parles bien français, tu cotises, tu participes à l’économie du pays et tu es un &#8220;bon citoyen&#8221;. Si tu peux l’avoir c’est sécurisant,  après tu pourras revenir ici au cas où ça redevient chaud chez toi.<br />
-  Mais  t’es pas sérieux!  Moi je suis Sierra Léonais, un point c’est tout. Je ne veux pas devenir français, pour quoi faire? J&#8217;aimerais juste revenir dans mon pays pour réparer, soigner et reconstruire.<br />
 </p>
<p>- Mais je te demande pas de cracher sur ton pays! Tu t&#8217;en fous! Tu perds rien, tu seras toujours Sierra léonais, mais en plus tu seras Français! t’es un terrien non? T’habites sur la planète terre oui ou non?</p>
<p>-Bah oui mon frère&#8230; </p>
<p>-Alors qu’est-ce t’en as à foutre? C’est juste par sécurité et parce qu’aussi  tu participes à l’évolution de ce pays depuis trois ans, et au moins tu pourras voter!<br />
 </p>
<p>- Non, non, non, moi je suis africain, et je ne veux pas mendier la nationalité d’un autre pays, pour quoi faire, je suis en règle, j&#8217;ai ma carte de séjour, tout va bien.<br />
 </p>
<p>Dialogue insensé selon ma vision des choses, et selon la sienne aussi apparemment!<br />
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<p>On partage sa baguette et ma canette de Coca-cola, on parle foot, il me fait deux trois tours de magie avec une pièce de 1 euros et je lui lâche quelques vannes sur les femmes et sur le world trade center qu’il n’apprécie que moyennement.<br />
 </p>
<p>Le train arrive. Enfin!! Je ne peux m‘empêcher de cracher dessus, 1heures dans le froid, aucun message d‘avertissement et les deux trains précédents ne se sont même pas arrêtés, ça mérite un bon glaviot.<br />
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<p>Ibrahim me dit:<br />
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<p>- T‘es con ça sert a rien.<br />
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<p>- Si au contraire, ça fait du bien, tu devrais essayer!<br />
 </p>
<p>On monte, et on remarque rapidement au fond du wagon, un vieux français trop soûl qui est en train de faire chier deux sauvageons, qui lui demandent calmement d’arrêter et d’aller décuver ailleurs. Robert l&#8217;alcoolique s’entête, leur parle de communisme et divague sur le Plan Marshall, l’Indochine, puis fini sur  les livres de Gogol. Et enfin comme prévu il dérape en disant que certain de leurs camarades sont des petits cons et c’est de leur faute si les fils de pute vote Le Pen.<br />
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<p>Première menace de la part d’un des sauvageons:<br />
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<p>«arrêtes où sinon tu vas manger la poussière&#8230;»<br />
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<p>Le second sauvageon calme son pote et demande au bourré d’aller voir ailleurs, en lui disant qu’il est fatigué et que le monde où on vit  fait chier tout le monde qui y vit.<br />
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<p>L&#8217;alcool donne des ailes&#8230;<br />
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<p>Deuxième menace «  Sur la vie de ma race, je vais lui casser son corps » et le poivrot continue à les insulter et essaye même de les impressionner avec des feintes de gifles… C’est impressionnant combien sous alcool on se croit fort et musclé.<br />
 </p>
<p>Comme prévu, il finit par se prendre une droite bêtement, et bizarrement il s’est vite calmé. Le train s’arrête les mecs nous disent avant de descendre :<br />
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<p>« Putain franchement, on ne voulait pas le taper mais il nous a trop mis la rage, ohhh noonnnn en plus il a salit mes airmax, je suis véner ».<br />
Le train reste à quai encore une demi heure (j‘ai envie d‘y foutre le feu), et avec Ibrahim on finit par parler avec le vieux poivrot amoché. On apprend qu’il vient de se faire tromper par sa femme…  et en plus elle le trompe avec un arabe, Ibrahim (qui est noir) rigole en me regardant, et le mec se rend compte que je ressemble plus à Jamel Debouze qu’a Gérard Depardieu:<br />
 </p>
<p>- « Ah mais attends y en a qui sont sympa hein! Moi j’ai un pote il est arabe, attention, il s’appelle Mohamed, on boit des coups ensemble. Je ne suis pas raciste hein,  même si ces petits cons mériteraient d’aller en prison, regarde mon œil! »<br />
 </p>
<p>- Je lui réponds « Moi j’ai un pote il s’appelle Maximilien et il baise que des noires, mais attention bien foncées hein ! »<br />
 </p>
<p>-  Ah bon ? Ah bah ça m&#8217;étonne pas, c’est pratique les femmes noires, leurs fesses sont tellement bombées qu’on peut y poser sa bière en faisant son affaire! Ma femme, cette grosse pute, elle a des fesses aussi plates que ses discussions! »<br />
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<p>Franche rigolade.<br />
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<p>Après deux ou trois autres blagues bien racistes mais tellement marrantes<sup>4</sup>, on lui sert la main, il nous remercie et nous propose la fin de sa bière, qu’on refuse aimablement à la vue de la bave qui coule de sa lèvre gercées, et on descend (enfin!) du train.<br />
 </p>
<p>Ibrahim me sers la main super fort, je fais semblant de pas avoir mal,  et je lui demande son numéro de portable en lui disant que ça m&#8217;a fait plaisir de tuer le temps avec lui et qu&#8217;à l&#8217;occasion on pourrait se faire un grec ensemble pour discuter de ses voyages, de l&#8217;histoire du Maroc et de l&#8217;évolution de la langue Créole. Il me répond que dans sa collocation il n&#8217;y a même pas le téléphone fixe, et finalement, il me donne son e-mail (haa le progrès…). On se lâche un  « à la prochaine » amical mais sans faux espoir, puis je file retrouver ma bien aimée en réfléchissant à  cette rencontre et en me disant que ce soir ça va être stylo et feuille blanche comme la nuit.</p>
<p>Lashoz  </p>
<ol class="footnotes"><li id="footnote_0_3" class="footnote">nearly haha</li><li id="footnote_1_3" class="footnote">qui ont ce regard dans lequel on peut déceler (en cherchant bien) la vivacité intellectuelle d’une limace trisomique</li><li id="footnote_2_3" class="footnote"> rhooo le beau gosse</li><li id="footnote_3_3" class="footnote">autant envers les fromages blancs que les Barbus égorgeurs et les Mobutu-kabila, on rigolait chacun notre tour ha ha</li></ol>]]></content:encoded>
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